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Thierry Grootaers . Charlotte Marchand

Allégresse et promptitude  peintures, collages et dessins

Du 22 juin au 04 août 2019

Du jeudi au dimanche de 14 à 18h

 

Vernissage le 22 juin à 15h


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Thierry Grootaers,Sans titre, huile dur toile, 28 x 35 cm, 2016    

 Charlotte Marchand, Chemin, 180 x 150 cm, techniques mixtes, 2016                                                                                                                             

                                                                                                           

 

 

Thierry Grootaers et Charlotte Marchand,  Allégresse et promptitude 

Voici la troisième exposition d’un cycle de binômes que nous consacrons cette année à la peinture et au dessin. Allégresse et promptitude, jubilation et prestesse. Les univers chromatiques que nous proposent Charlotte Marchand  et Thierry Grootaers  donnent le ton. Des grands formats et la peinture, en plein, fuse, instantanée, directe et puissante. La peinture nous immerge et nous transborde d’un univers bigarré à un environnement aseptisé. Sans nous ressaisir, nous glissons d’une surface à un jus, d’un collage à un volume ou à un autre archétype pictural. Charlotte et Thierry aiment la matière/peinture, cette pâte que l’on peut diluer, étendre ou superposer à l’infini, transparente ou opaque, ordonnée ou éparpillée.

Avec générosité et élégance, ils aiment à nous dire qu’ils aiment peindre avant tout et parce que… Et puis voilà !

La peinture ne leur appartient pas.

Charlotte Marchand (Toulon 1968, vit et travaille à Bruxelles depuis 1995) réalise sa peinture comme des tapisseries, des collages emplis de motifs graphiques et floraux, de manière empirique, ludique et dans un rythme soutenu. L’espace bascule perpétuellement d’un plan à un autre. Ils se superposent, se réservent ou s’appliquent comme un pochoir et passent d’une architecture organique à une architecture géométrique. La peinture de Charlotte se construit de façon intuitive, au fur à mesure de l’application de celle-ci sur la toile. Les compositions d’apparence aléatoire sont tout aussi contrôlées, structurées voir orthonormées. Ces paradoxes et contre-pieds en créent tout l’attrait. Nous basculons, tout à la fois, d’une abstraction mentale à un paysage abstrait dans lequel discrètement, la figuration nous harponne par la silhouette d’une montagne, d’un bosquet, d’une toiture ou d’une ligne d’horizon. Il y a une tension rageuse et délicate qui nous projette juste à coté d’une peinture décorative qui a subi ce petit glissement, cette tache, ce léger hors cadre. Cette dynamie nous bouscule dans ses tons pleins et riches, dans sa facture généreuse et entière.

Chez Thierry Grootaers ( Bilzen 1974, vit et travaille à Haccourt), nous sommes dans une peinture figurative, faite d’intérieurs cosy, de maquettes architecturales, de sculptures et de jeux. De la peinture dans la peinture, une voiture, une bimbo, un chien, autant de sujets anodins que nous trouvons dans les revues, chez notre médecin de famille, chez nos amis, nos voisins. Ils offrent à Thierry l’occasion de proposer des scènes de genre et du quotidien. Ces sujets n’en sont pas moins de grands classiques en peinture et les mises en abime ne le dérangent pas plus. Les icônes d’une société bien huilée où la consommation et les symboles matérialistes s’appliquent comme des décors cinématographiques sur toile sont toujours en bonne compagnie d’un aplat pour ne pas perdre de vue le support.

Image, image quand tu nous tiens. Serait-ce de la propagande picturale ou une bonne pub pour une réussite sociale? Il n’en faut pas moins à Thierry Grootaers pour nous faire rentrer  dans ses associations de couleurs subtiles et compositions léchées. Chaque sujet a sa propre facture et sa peinture en est presque plus matière que sujet. Du dessin à la peinture en passant par la sculpture, les sujets récurrents se télescopent d’une dimension à une autre.

Charlotte Marchand et Thierry Grootaers sont peintres et se nourrissent tout deux de leur quotidien, de ce qui les entoure et les anime. Ils connaissent la peinture et les techniques du peintre, ils s’en jouent et en jouent pour notre plaisir, ils nous proposent de regarder autrement. Qu’est-ce que la peinture, un consensus ou un décorum?

Gauthier Pierson

 

Cette saison 2019 est entièrement consacrée à la peinture et au dessin

 

16.02>31.03 Petites histoires et discrétions Emma Shoring et Marie Zolamian

 20.04>02.06 Jardins des contes Charles-Henry Sommelette et Emmanuel Tête 

 

22.06>04.08 Allégresse et promptitude Thierry Grootaers et Charlotte Marchand

En collaboration avec la Galerie Yoko Uhoda, Liège, Knokke

 

14.09>27.10: Signe, forme et surface Thé van Bergen et Roland Quetsch

16.11>22.12 Dialogue à quatre mains Daniel Nadaud et Benjamin Monti

 L'Orangerie est soutenue par la Ville de Bastogne, la Province de Luxembourg et la Fédération Wallonie-Bruxelles

 

 

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15.12 — 6.1.2019

 

BLACK BOX(ES)

 

ARTISTE(S): BETTY BEIER, ARVID BOECKER, LAURA DELVAUX, ROHAN GRAEFFLY, PHILIPP HAWLITSCHEK, JOËL HUBAUT, JULIE LUZOIR, CHARLES MYNCKE, ANKE MILA MENCK, PATRICK NARDIN, CLAUDIA PASSERI, ARMAND QUETSCH, MARY-AUDREY RAMIREZ, NICOLAS TOURTE, STEVE VELOSO, MONIQUE VOZ

 

En 2017, à l'initiative conjointe du centre d'art contemporain Faux Mouvement à Metz et de la Province de Luxembourg (Belgique), seize artistes de la Grande Région (France, Allemagne, Belgique et Luxembourg) ont été rassemblés dans une exposition itinérante intitulée Black Box(es), dont la première étape s'est tenue au Faux Mouvement. En décembre 2018, c'est au tour du Casino Luxembourg de présenter le projet.

 

Black Box(es) consiste à mettre à la disposition des artistes des « boîtes noires » pour qu'ils y exposent, en quelque sorte, un intérieur jusque-là dissimulé, oublié ou simplement ignoré. Les « boîtes noires » des avions - qui ont inspiré le titre de l'exposition - n'ont, en fait, jamais été noires ; en réalité, elles sont orange avec des bandes luminescentes, afin de faciliter leur recherche après un crash. Le noir désigne l'opacité de leur intérieur, l'inconsistance d'informations immatérielles scellées au cœur de cet objet compact. Ce qui se montre n'est qu'une enveloppe : le noir de la boîte n'est pas une couleur mais un concept. Les boîtes de Black Box(es) sont à leur manière des machines à voir qui placent tous les artistes ex æquo face au même dispositif de vision.

 

PARTENAIRES

 

En partenariat avec Faux Mouvement, Metz. Saarländisches Künstlerhaus, Province de Luxembourg, CACLB - Centre d'Art Contemporain du Luxembourg belge, L'Orangerie, espace d'art contemporainLa S Grand Atelier. Avec le soutien de : Ville de Metz, Drac Grand Est, Région Grand Est, Conseil Départemental de la Moselle et FOCUNA - Fonds culturel national Luxembourg.

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Charles Myncke, The Hot Box

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