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Pulp(e)

The soft fleshy part of a fruit.
His face had been beaten to a pulp.

La partie charnue douce d'un fruit.
Son visage avait été battu en marmelade.
Oxford dictionary

Dany Danino du 19 avril au 25 mai 2014

Durant plusieurs siècles le dessin, en tant qu’oeuvre d’art, sera jugé secondaire. Il était l’étape préparatoire permettant de fixer l’idée initiale de l’artiste, il était l’ébauche d’une future composition ou de l’une de ses parties. On les appelait des « feuilles ». Le temps ayant fait son oeuvre, elles ont acquis une valeur intrinsèque incontestable. Aujourd’hui, cette évaluation étant approbative, Dany Danino nous le confirme en actant pour nous sa pulsion exigeante et définitive d’oeuvre d’art total. Son utilisation du Bic bleu ou stylo à bille Bic, un peu à la manière du « dripping » de Jackson Pollock, emplit la surface entière de la feuille qu’il surdessine d’un dessin gestuel exemplaire, de circonvolutions noueuses, d’entrelacs où les éléments narratifs s’entremêlent de visions hallucinogènes. Il localise, il énumère, il additionne. En témoigne l’un de ses derniers dessins au langage et à l’audace inusitée le crâne est mon boulet, oeuvre monumentale de plus de cinq mètres de haut et deux mètres de large subjuguant tant par sa liberté initiale que par sa virulence fébrile et sa virtuosité graphique.

L’écriture de son dessin est descriptive, analysante, serrée et alerte ; comme si elle visait, dirait Artaud, le battement artériel des choses. Il y accède grâce à la formule secrète de son oeil ; la démesure, l’excès et la puissance. Son être de déraison rejoignant son désir et la figure de son objet. D’autre part, sa connaissance des maîtres anciens l’instruit d’une qualité mémorielle qui l’anime en permanence d’un esprit résolument critique face à ce qu’il crée. Il m’a parlé de son respect pour Ensor, Rops et Masereel. Et de l’oeuvre à l’homme ou de l’homme à l’oeuvre Dany Danino sait de quoi il parle et sait de quoi il dessine lorsqu’il fréquente ses fondements initiaux et qu’il en émerge pour nous rallier à son imaginaire et nous enchanter de ses « feuilles ».

Jean-Marie Stroobants, July 2012, Curator et director of the Office d’Art Contemporain

Dans le cadre de Ah... l'amour!

Du 15 février au 30 mars 2014, les mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h et sur RV.


Dominique Thirion

Le musicien Jef Mercelis et l’artiste pluridisciplinaire Dominique Thirion performeront dans la rotonde  Intimement vôtre, mon impossible amour pendant laquelle écriture et musique se répondront.

A l’opposé de la rotonde, Aurélien Merceron présentera son film sur le performance dansée de Dominique Thirion : Laisse-moi te venir.

Entre les deux, sur un mur central (trait d’union entre l’espace de performance et l’espace de projection vidéo) l’artiste exposera des peintures et des dessins où l’absence côtoiera le désir.

http://www.hanstheys.be/artists/dominique_thirion/

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La danse comme invention de l’amour, la danse aussi pour oublier l’absence : nous allons danser le DESIR.

Dominique Thirion souhaite partager avec le public une performance dans laquelle le désir, dans sa complexité et ses contradictions, s’exprime par la danse, par des images/tableaux, par du texte chanté ou lu, par des présences et par des actions avec le public.
Laisse-moi te venir s’inspire de ces danses que chacun pratique dans la vie, chez soi ou dans des fêtes. Ces danses sont inspirées par l’instant et laissent libre cours à l’improvisation. Elles sont aussi le temps des rencontres amoureuses, portées par les mouvements des corps. Laisse-moi te venir questionne le désir : Comment celui-ci s’exprime-t-il lorsque la danse, où les pas et les mouvements sont conduits et maîtrisés, invite les corps à s’abandonner?
En tant que plasticienne, Dominique Thirion cherche à parler de l’amour, en faisant fi des mots, et en laissant le champ ouvert le plus possible aux corps, aux gestes, aux mouvements, à la chorégraphie des sentiments, à l’émotion de l’être. Elle cherche l’écriture la plus simple des gestes d’amour. Ecriture qui se situe à la frontière des gestes de la vie quotidienne et des gestes chorégraphiés. Elle cherche dans le corporel ce qu’est à la littérature le journal intime.

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«Nicolas Aiello mène une réflexion sur la question du lien conceptuel entre texte et image jusqu’à créer des formes visuelles constituant des écritures non lisibles donc parfaitement regardables. Ces images-textes jouent sur des associations plus inconscientes, plus communes, déjouent la culture privée de la lecture et mettent en lumière la culture publique voire urbaine de l’image : question fondamentale posée par les formes télévisuelles.» Texte de Sylvie Boulanger (directrice du CNEAI) à propos du dessin animé Neige, revue Multitudes hors série Art TV Clash, octobre 2010.

Vues de l'expo: 

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L'Orangerie du 26 octobre 2013 au 23 décembre 2013 
WCC-BF du 14 février au 6 avril 2014.


Fruit d’une collaboration étroite entre L’Orangerie, espace d’art contemporain à Bastogne et leWCC-BF (World Crafts Council-Belgique francophone) à Mons, cette expositions rassemble et présente les coups de coeur des équipes de ces deux opérateurs pour un intérieur cosy.

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Les auteurs:

Caroline Andrin, Marina Bautier, Adelyne Beaudry, Alain Berteau, Michaël Bihain, Marian Bijlenga (NL), Gitte Bjørn (DK), Atelier Blink, Nicolas Bovesse, Raphaël Charles, Chevalier-Masson, Jean-François D’Or, Siegfried De Buck, Nicolas Destino, Damien Gernay, Evelyne Gilmont, Anne Goy, Maria Fernanda Guzman (AR), Françoise Hottois, Stéphanie Jacques, Aino Kajaniemi (FI), Vincent Kempenaers, Michel Leonardi, Xavier Lust, Hugo Meert, Henriette Michaux, Coralie Miessen, Gauthier Poulain, Frédéric Richard, Jean-Pol Urbain, Roos Van de Velde, Fabienne Withofs




 

 


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VOUSIDENTITES…


Au fil du temps nous construisons des identités, de la culture, du patrimoine. Directement ou indirectement, cette notion d'identité se retrouve dans les 
préoccupations des artistes d'hier et d'aujourd'hui. Comment se forgent les identités, qu'elles sont les éléments qui président à l'élaboration de notre patrimoine et à sa mise en visibilité.


L'Orangerie, espace d'art contemporain de Bastogne explore encore cette année la question des collections.
Après avoir proposé « La Belgique dans tous ses états » de la collection du Musée du petit format, puis la collection idéale « Limites multiples » sous le commissariat de Mr Bernard MARCELIS , suivie de collectionneurs particuliers interrogés « Mais que cherchent-ils?... » autour du commissaire Michel CLERBOIS, nous proposons cette année une exposition regroupant quelques oeuvres significatives d'une collection publique, celle de la Fédération Wallonie- Bruxelles.

Nous invitons aussi au débat le public le plus large de passage en vacance en Ardenne, à propos de quelques pièces extraites de la grande et belle collection de notre Communauté française de Belgique qui compte non moins de 40.000 oeuvres acquises au fil des ans. Comment mieux la connaitre, mieux médier les artistes et leurs oeuvres acquises par la FWB avec les publics? De quelles oeuvres sommes-nous fiers et en fin de compte, quel miroir identitaire nous propose cette collection publique. 

Je remercie chaleureusement Mme la Ministre de la Culture Mme Fadila Lanaan et son Administration, le service des collections de la FWB, Mme Marie-Claire Meuray et ses collaborateurs pour leur complicité efficace pour la réalisation de cette expo.

Je vous souhaite Cher visiteur, des moments d'intense dialogue avec ces quelques oeuvres et d'en garder souvenir grâce à la «pose photographique» que nous vous offrons en souvenir de cette visite.
Michel Dalemans Président de l'asbl L'Orangerie.

 

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