Helldorado, sur les chemins de l'exil Imprimer

Du 26 mars au 12 juin 2016

 

Helldorado, sur les chemins de l’exil regroupe le travail de 11 artistes :

Kader Attia, Younes Baba-Ali, Jérôme Basserode, Taysir Batniji, Bruno Boudjelal, Mekhitar Garabedian, Marco Godinho, Katia Kameli, Sigalit Landau, Charles Lopez et Barthélémy Toguo

Chacun à leur manière, ils abordent les thèmes de l’immigration et du voyage

 

Vue galerie Toguo 0sm

 Plus qu’un passage d’un pays à un autre, c’est une métamorphose personnelle que vivent chaque jour des milliers d’immigrés. Dans son acception contemporaine, le mythe de l’Eldorado incarne encore un espoir. Les représentations inconscientes sont liées à la quête des cités d’or par les conquistadors, les promesses de richesse et d’une vie meilleure résonnent dans tous les esprits.

Mais cet Eldorado, dans le contexte international d’aujourd’hui, peut se transformer en Helldorado pour l’immigré, considérant certains pays occidentaux comme des terres d’accueil. Avec la mondialisation et les nouvelles technologies de l’information et de la communication, tout mystère de l’ailleurs est ébranlé. Ces hommes qui entreprennent leur périple sont conscients des dures réalités qui les attendent (voyage infernal, conditions de vie précaire, démarches administratives interminables et l’incertitude qui pèse). Ces voyageurs empruntent des chemins qui mènent à l’exclusion.

 

Helldorado, sur les chemins de l’exil rassemble 11 artistes contemporains dont les oeuvres ouvrent des perspectives sur les réalités actuelles de l’immigration et de l’exil. Au travers de leur propre expérience du voyage et de la migration, ces artistes sont les témoins des transformations majeures liées aux déplacements des populations. Ils éclairent de manière à la fois personnelle et universelle leur expérience de vie, évoquant la complexité de leurs identités multiples. Ils puisent dans cette dualité, dans leurs différentes villes d’attache pour concevoir un travail plastique orienté vers les problématiques de l’identité, du voyage, du déplacement forcé, de l’adaptation. 

 

L’exposition ne tend pas à bousculer les idées reçues sur l’immigration, ni à en expliquer tous les tenants et aboutissants. 

 

Les oeuvres sélectionnées évoquent, exposent, réfléchissent et expriment des croyances, pensées et histoires vécues. Depuis le départ, jusqu’au retour d’une immigration réussie, ces oeuvres, elles-mêmes en transit d’une exposition à une autre, reflètent différents contextes de cette thématique et témoignent des tensions liées au déracinement.

Gwendoline Cabé-Maury, commissaire de l’exposition

 

©Barthelemy Toguo, Exodus, Galerie Lelong Paris

 
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