Antone Israel VITA NOVA

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Le cinéma serait un vaste tissu où le réel se raffine en forme et en lumière, un double de la vie où se déploient les mêmes gestes ou nos fantasmes amplifiés. Un double toujours inatteignable, toujours étrange, construisant en nous un dispositif oblique de la visualité du monde. C’est un monde renversé où les secondes deviennent des mètres et où les mètres deviennent des histoires.

Transposer le cinéma à la salle d’exposition implique une nouvelle lecture de celui-ci, de nouvelles contaminations. C’est effectuer une sortie de la narrativité de l’image vers une nouvelle narrativité : celle du dispositif, de l’espace, où un projecteur, un écran et la distance qui les séparent deviennent un nouveau vecteur de sens, une nouvelle unité.

Pour que le cinéma ainsi déplacé, puisse trouver une certaine ampleur plastique, il doit devenir sculptural, interroger l’espace et sa position face aux spectateurs, ou celle des spectateurs face à lui. Il doit intégrer comme médium tout ce qu’il aurait pu traiter comme sujet. Redéfinir la mécanique de la visibilité pour tendre vers celle de la perception. Car substantiellement ma recherche n’est pas de détourner les codes et les produits cinématographiques pour mieux les assimiler aux codes et aux circuits de la plasticité. Il s’agit plutôt de baliser l’acte de regarder :

Quels sont les chemins d’un geste pour devenir image, d’une image pour devenir pensée et d’une pensée pour redevenir regard.




Vernissage le samedi 10 mars 2012 à 15h à l'Orangerie



Ouvert les mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 14 à 18h.

Visite guidée et animations gratuites pour groupe sur demande

Exposition du 10 mars au 08 avril 2012
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